Histoire de réussite 1

Khaleel Urrahman

Khaleel Urrahman (Kaleel U-Rah-man) dit qu’il a entendu parler du Canada pour la première fois en 1997, lorsqueKhaleel Urrahman Toronto a été l’hôte de célèbres rencontres de criquet de la Sahara Cup. Ces rencontres mettaient aux prises l’Inde et le Pakistan, des frères ennemis. Khaleel n’était alors qu’un adolescent, mais le fait que le Canada organise un tel événement lui a laissé une impression durable. « Je me rappelle avoir pensé qu’un endroit qui accepte d’accueillir des rencontres entre deux pays en guerre devait être assez spécial », dit-il. 

Après avoir obtenu son diplôme en finances dans son Inde natale, Khaleel a commencé à travailler pour une compagnie canadienne à Bengaluru. Il a alors appris comment les entreprises canadiennes faisaient des affaires. Dix ans plus tard, après avoir travaillé en Nouvelle-Zélande et aux Philippines, il a émigré au Canada atlantique. 

« Une fois que j’ai appris à connaître les gens du Nouveau-Brunswick, j’ai décidé que je ne voulais plus partir », mentionne Khaleel, qui en est maintenant à sa sixième année à Moncton. « Les gens ont été extrêmement chaleureux et accueillants. Moncton, c’est chez moi maintenant. »  

Khaleel est aujourd’hui un conseiller financier respecté à la Financière Sun Life. Bien qu’il soit en poste depuis moins de deux ans, il a réussi à développer une clientèle fidèle qui se fie à ses connaissances et à son expertise. Son travail acharné lui a aussi permis d’obtenir plusieurs prix professionnels. 

Khaleel considère que son expérience d’immigration a été plus facile que celle de la plupart des gens, mais il se souvient qu’en tant que nouvel arrivant, il a dû mettre les bouchées doubles pour faire sa niche. Même s’il parle cinq langues et qu’il est instruit, il a eu de la difficulté à trouver du travail. 

« Mon premier emploi ici a été dans un centre d’appels », se souvient-il. « Je savais que j’allais devoir gravir les échelons pour réussir à décrocher un emploi qui m’intéressait. »  

Khaleel est bénévole pour 3+, ce qui lui permet d’aider les autres à suivre ses traces en agissant comme mentor auprès d’entrepreneurs immigrants. Il est aussi membre de l’Association Inde-Canada et du Réseau des jeunes professionnels et fait partie du comité du Club garçons et filles de Riverview.

« Je veux tisser des liens avec la collectivité », dit-il. « Mon but est d’aider d’autres personnes à aller de l’avant et à réaliser leurs objectifs. J’ai d’ailleurs rencontré plein de gens merveilleux par l’entremise de ces organismes. »
Bien qu’il soit maintenant solidement implanté à Moncton, Khaleel admet s’ennuyer de sa famille ainsi que des festivals et de la nourriture de son pays d’origine. Avoir cette nostalgie de son coin de pays, dit-il, fait partie intégrante de l’aventure d’immigration. Cela l’a aussi rendu plus sensible aux expériences vécues par les nouveaux arrivants, alors il se fait un point d’honneur d’être tout aussi accueillant envers les autres que les gens l’ont été à son égard lorsqu’il est arrivé. 

Khaleel a également remarqué qu’il y a de plus en plus de diversité à Moncton, que ce soit au niveau des options alimentaires offertes, des célébrations festives qui sont organisées ou des différentes langues qu’il entend autour de lui. 
« Lorsque j’ai débarqué ici, la plupart des nouveaux arrivants étaient des étudiants étrangers inscrits à l’Université », dit-il.

« Mais au fil des ans, j’ai rencontré des familles venant de la Corée, de Chine, de l’Inde, du Pakistan et du Moyen-Orient. Comme moi, ces gens pensaient qu’ils iraient ailleurs, mais ils ont choisi de rester après avoir constaté à quel point le Nouveau-Brunswick est un endroit merveilleux. »