FAQ - chemins Salisbury et Shediac
1. Pourquoi les cyclistes ne peuvent-ils pas emprunter les trottoirs plutôt que la route?
2. Pourquoi éliminer des voies pour véhicules sur des routes achalandées comme les chemins Salisbury et Shediac?
3. La Ville rend la conduite dans les rues de la ville encore plus dangereuse. La Ville ne met-elle pas la vie des cyclistes en danger en les envoyant sur la route, où un grand nombre de voitures circulent à grande vitesse?
4. En tant qu’automobiliste, vous m’obligez à ralentir sur ces deux rues. Ces rues n’ont-elles pas été aménagées pour des voitures se déplaçant à des vitesses plutôt élevées?
5. L’aménagement d’une voie centrale pour tourner à gauche n’occasionnera-t-elle pas un plus grand nombre d’accidents et n’augmentera-t-elle pas le risque d’accidents impliquant des cyclistes?
6. Pourquoi n’a-t-on pas songé à un sentier polyvalent le long des chemins Shediac et Salisbury?
7. Vous dirigez les cyclistes du chemin Shediac vers le chemin Lewisville. Le chemin Lewisville n’est pas sûr pour les cyclistes en ce moment.
8. Le rond point du pont chaussée est source de problèmes tant pour les cyclistes que pour les piétons. Que fait-on pour corriger cette situation?
1. Pourquoi les cyclistes ne peuvent-ils pas emprunter les trottoirs plutôt que la route?
Il est plus prudent de faire du vélo sur la route que sur le trottoir. Il est plus dangereux de rouler sur le trottoir, tant pour les cyclistes que pour les piétons. Des études ont montré que les collisions sont plus nombreuses lorsque les cyclistes se servent des trottoirs que lorsqu’ils se déplacent sur la route. D’ailleurs, des études ont montré qu’il est presque deux fois plus dangereux de rouler à bicyclette sur le trottoir que de rouler à vélo dans la rue; rouler à bicyclette sur le trottoir en sens inverse de la circulation est plus de quatre fois plus dangereux que de faire du vélo dans la rue.
2. Pourquoi éliminer des voies pour véhicules sur des routes achalandées comme les chemins Salisbury et Shediac?
L’Association des transports du Canada recommande l’utilisation de routes à quatre voies lorsque la circulation atteint les 20 000 véhicules par jour. La circulation sur les chemins Salisbury et Shediac est inférieure à 10 000 véhicules par jour. En fait, de nombreuses autres routes dans la ville n’ont que deux voies (sans l’avantage d’une voie de virage à gauche bidirectionnelle), et la circulation s’accomplit aisément. Par exemple :
Ave. Connaught 19 000 véhicules/jour
Prom. Killam 14 700 véhicules/jour
Ch. Mill 14 500 véhicules/jour
Rue St. George 13 500 véhicules/jour
Rue Botsford 13 000 véhicules/jour
Rue Main 12 000 véhicules/jour
Ch. Mapleton 12 000 véhicules/jour
Prom. McLaughlin 12 000 véhicules/jour
Rue Collishaw 11 000 véhicules/jour
Ave. Purdy 11 000 véhicules/jour
3. La Ville rend la conduite dans les rues de la ville encore plus dangereuse. La Ville ne met-elle pas la vie des cyclistes en danger en les envoyant sur la route, où un grand nombre de voitures circulent à grande vitesse?
Les cyclistes ont déjà le droit de rouler dans la rue, comme il se doit. En offrant des voies cyclables réservées sur d’importantes artères urbaines, la Ville rend ces routes plus sûres pour les cyclistes tout en assurant une meilleure protection aux piétons. Les bicyclettes ont leurs espaces désignés et les voitures ont les leurs. Le respect mutuel est important pour que le partage de la route fonctionne.
L’Association des transports du Canada recommande l’utilisation de routes à quatre voies lorsque la circulation atteint les 20 000 véhicules par jour. Les données actuelles indiquent que la circulation est d’environ 6 000 à 10 000 véhicules par jour sur les chemins Shediac et Salisbury. Ces deux rues ne sont pas destinées à devenir des routes principales permettant le déplacement des voitures à grande vitesse pour traverser des quartiers résidentiels. Les changements apportés aux chemins Shediac et Salisbury en feront des rues primaires en zone résidentielle que partageront tous les usagers (piétons, cyclistes et automobilistes).
4. En tant qu’automobiliste, vous m’obligez à ralentir sur ces deux rues. Ces rues n’ont-elles pas été aménagées pour des voitures se déplaçant à des vitesses plutôt élevées?
Les chemins Shediac et Salisbury se trouvent dans des quartiers résidentiels importants. La limite de vitesse affichée est de 50 km/h ou de 60 km/h, mais, étant donné le faible débit de la circulation et la manière dont ces rues sont aménagées en ce moment, elles incitent les automobilistes à rouler à des vitesses largement supérieures aux vitesses permises. Le ralentissement de la circulation sur ces routes les rendra plus sûres pour tous les usagers.
Le ralentissement de la circulation automobile, l’ajout de voies réservées aux cyclistes et l’aménagement de meilleures bandes de protection pour les piétons inciteront les piétons et les cyclistes à se servir des routes en se sentant davantage en sécurité.
5. L’aménagement d’une voie centrale pour tourner à gauche n’occasionnera-t-elle pas un plus grand nombre d’accidents et n’augmentera telle pas le risque d’accident impliquant des cyclistes?
Une voie centrale commune pour les virages à gauche est plus sûre que la configuration actuelle à quatre voies, tant sur le chemin Shediac que sur le chemin Salisbury. Des études de l’Association des transports du Canada révèlent que le passage d’une route à quatre voies à une route à trois voies dotée d’une voie centrale de virage à gauche réduira les collisions de 25 %.
Sur une route à quatre voies, les voitures doivent s’arrêter brusquement dans la voie intérieure pour effectuer un virage à gauche, ce qui augmente la possibilité de collision par l’arrière; de plus, les véhicules ont à traverser deux voies pour effectuer leur virage. Avec une voie commune centrale réservée aux virages à gauche, les voitures peuvent entrer plus lentement dans la voie centrale et y attendre en toute sécurité le moment où la circulation leur permet de tourner à gauche.
Les voies centrales de virage à gauche sont fréquentes dans de nombreuses villes canadiennes, dont Saint John, Rothesay, Halifax, Toronto et Vancouver.
6. Pourquoi n’a-t-on pas songé à un sentier polyvalent le long des chemins Shediac et Salisbury?
Le coût des expropriations, du déplacement des poteaux d’électricité et du retrait d’arbres aurait été imposant. De plus, le nombre d’entrées privées le long des deux rues ne les rend pas propices à l’aménagement d’un sentier polyvalent. Les cyclistes se déplacent à des vitesses plus élevées que les piétons et un automobiliste qui sort d’une entrée ne s’attend pas à l’arrivée en sens inverse de ces usagers plus rapides.
Si on veut offrir des sentiers cyclables sûrs et distincts le long des rues, il ne peut y avoir d’entrées privées. L’accès à des entrées en présence d’une piste cyclable distincte serait dangereux et engendrerait des conflits avec les cyclistes. Lorsqu’on a recours à ces sentiers le long des rues, ils ne donnent sur aucune entrée. Il est beaucoup plus sûr d’intégrer des voies cyclables à l’aménagement des rues quand la rue compte un grand nombre d’entrées privées.
7. Vous dirigez les cyclistes du chemin Shediac vers le chemin Lewisville. Le chemin Lewisville n’est pas sûr pour les cyclistes en ce moment.
Les travaux de construction pour mettre à niveau l’intersection et les chemins Shediac et Lewisville commenceront cet été. Les travaux à cette intersection la rendront plus sûre pour tous les usagers. Toutes les intersections posent des défis aux cyclistes et aux automobilistes. C’est pourquoi la notion de partage de la route est si importante. C’est grâce au respect mutuel et à une sensibilisation accrue tant des cyclistes que des automobilistes que les intersections deviendront plus sûres.
Il y aura à la longue un meilleur accès entre le chemin Lewisville et le chemin Shediac, mais notre Plan de transport actif reconnaît que le chemin Lewisville pose problème. Nous travaillons activement à la recherche d’une solution. Entre temps, les cyclistes ont néanmoins le droit de circuler sur le chemin Lewisville au même titre que les automobilistes. La notion de « partage de la route » s’y applique quand même.
8. Le rond point du pont chaussée est source de problèmes tant pour les cyclistes que pour les piétons. Que fait-on pour corriger cette situation?
La Ville travaille à offrir un meilleur moyen pour que les cyclistes et les piétons puissent franchir le rond point. Les cyclistes peuvent continuer à se servir du rond point (partager la route), mais le défi a toujours été de permettre aux piétons de le traverser. Dans cette perspective, la Ville se propose de construire un pont piétonnier et cycliste à côté de l’actuel pont du CN. Pour y arriver, nous collaborons à la fois avec le CN et avec le ministère des Transports du Nouveau Brunswick (MTNB). Parmi les étapes à venir, mentionnons la présentation d’une proposition au Comité de planification du transport durable en juillet 2011 en vue de l’approbation de l’embauche d’un consultant pour la conception.
En attendant, la Ville demandera au MTNB d’ajouter des symboles de bicyclettes et des flèches de partage des rues dans le rond point.
Le chemin Salisbury compte plus de 5 km de voies cyclables réservées. Ainsi, les voies cyclables accueillent les cyclistes voulant se rendre au centre ville ainsi que ceux qui veulent se déplacer d’un quartier à l’autre, ou vers le parc industriel où il y a déjà des voies cyclables réservées et des voies d’accès au boul. St. George – les cyclistes pourraient envisager d’emprunter ces routes pour leurs déplacements.
