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Directions iTour

* Placez-vous près de la rue, en faisant dos à l'hôtel de ville et à la fontaine. La tour de l'horloge du Centre de la Croix Bleue sera directement devant vous. En faisant face à la tour de l'horloge, tournez en direction est ou à gauche, et rendez-vous au passage pour piétons, situé juste après la passerelle qui traverse la rue Main. Signalez votre intention de traverser la rue Main et traversez-la prudemment une fois les véhicules arrêtés. Tournez à gauche et traversez la rue Mechanic. Continuez sur la rue Main, en vous arrêtant près de l'intersection de la rue Main et du boulevard Assomption. De l'autre côté de la rue Main, vous verrez notre premier site, l'édifice de la Banque de Montréal, au 569, rue Main.

Édifice de la Banque de Montréal (567-569, rue Main)
Immeuble Humphrey (599, rue Main)
Immeuble Higgins (679-687, rue Main)
Édifice de la Banque Royale (713-721, rue Main)
Bâtiment Caledonia (795-797, rue Main)
Immeuble Empire (801-805, rue Main)
Théâtre Capitol (811, rue Main)
Immeuble Victoria (817-831, rue Main)
Édifice R. N. Wyse (937-839, rue Main)
Subway Block (885-889, rue Main)
Édifice Flat Iron (897-899, rue Main)
Le viaduc (rue Main à la hauteur de la rue Archibald)
Le 880-886 ½, rue Main
L'édifice Minto (196, cour Robinson)
L'immeuble Albion (844-852, rue Main)
L'édifice Transcript (828, rue Main)
14, rue Church
Citadelle de l'Armée du Salut (16, rue Church)
L'église unie Central United (150, rue Queen)
Première église baptiste unie de Moncton (50, rue Church)
Église anglicane St. George's (51, rue Church)
Temple maçonnique (115, rue Queen)
Tour Aliant (à l'angle des rues Botsford et Queen)
Presbytère St. Bernard (43, rue Botsford)
Église St. Bernard (43, rue Botsford)
Maison Rand (62, rue Botsford)
Édifice de la Banque provinciale (696-698, rue Main)
Édifice McSweeney (700, rue Main)
L'oeuvre murale du Jordi Bonet (720-730, rue Main)

Édifice de la Banque de Montréal (567-569, rue Main)

Situé à l’angle sud-est des rues Main et Steadman, l’édifice de la Banque de Montréal est une structure commerciale de style à l’italienne de trois étages en pierre franche construite à la fin du XIXe siècle.

En 1876, J. et C. Harris ont construit la moitié est de la structure; la partie ouest a été ajoutée vers 1883 et a doublé la grandeur de l’édifice. Le plan carré, les ouvertures à arche segmentée et la maçonnerie en pierre franche mettent en évidence le style à l’italienne de l’édifice. Les pilastres doriques et les minces colonnes corinthiennes sont des détails communs à plusieurs édifices de la Banque de Montréal de l’époque.

Cet édifice a joué un rôle important dans l’histoire économique de la ville de Moncton. La moitié est de l’édifice a été construite pour la Banque de Montréal, la première grande banque à ouvrir à Moncton. Même si l’institution a déménagé en 1891, la structure est demeurée jusqu’à aujourd’hui un emplacement commercial de première importance.

Parmi les occupants les plus en vue depuis le déménagement de la banque, il y a la J. H. Harris & Co., l’hôtel Commercial et le journal L'Évangeline. C’était le premier journal de langue française de la région et il a maintenu ses activités d’impression et de publication dans cet édifice pendant environ 30 ans.

L’édifice de la Banque de Montréal a été déclaré bien patrimonial par le règlement sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Revenez sur vos pas sur la rue Main, en vous dirigeant vers l'ouest et en vous éloignant du boulevard Assomption, jusqu'à ce que vous soyez directement de l'autre côté de notre prochain site, l'immeuble Humphrey, situé au 599, rue Main.

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Immeuble Humphrey (599, rue Main)

L'immeuble Humphrey, situé sur le côté nord de la rue Main, a été construit en 1930 pour W. A. Humphrey. W. A. Humphrey et fils a fait l'acquisition du premier concessionnaire Ford à Moncton et ils avaient besoin d'une salle d'exposition appropriée pour leur entreprise en plein essor. C'est pour répondre à ce besoin que M. Humphrey a fait construire ce bâtiment. Il représente un exemple type de la conception moderne simple, mais fonctionnelle que l'on retrouvait au premier quart du XXe siècle à Moncton. La section avant construite sur deux étages abritait les salles d'exposition, tandis que la section arrière sur un étage servait de garage pour l'entreprise. La Dépression n'a pas épargné l'industrie émergente de l'automobile et ce concessionnaire a dû fermer ses portes vers 1940. Depuis l'époque où il était un concessionnaire d'automobiles, cet immeuble continue à être un espace commercial viable au cœur du centre-ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face à l'immeuble Humphrey, continuez en direction ouest ou vers la gauche, le long de la rue Main jusqu'à ce que vous soyez en face du Kramer’s Korner, au 700, rue Main. Votre prochain site se trouve de l'autre côté de la rue, aux 679-685, rue Main.

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Immeuble Higgins (679-687, rue Main)

L’immeuble Higgins est un édifice commercial de trois étages de style à l’italienne construit en grès rose est situé à l’angle nord-ouest des rues Botsford et Main. Cette imposante structure est le meilleur exemple d'architecture commerciale de style à l’italienne du début du XXe siècle qu'on trouve sur la rue Main. La tradition locale veut que les détails de grès incluent un autoportrait du propriétaire d’origine, Lester H. Higgins.

Quand il a eu besoin de plus grandes installations sur la rue Main pour son commerce de chaussures, M. Higgins a fait construire la partie est de l’immeuble Higgins en 1901. Lorsque la partie ouest a été construite en 1909, il s'intéressait plus à l'immobilier qu'au commerce. Il sera plus tard responsable  de la construction de nombreux importants édifices commerciaux et immeubles à bureaux sur la rue Main. L’immeuble Higgins a attiré des locataires prestigieux au cours des ans, comme la Bibliothèque publique de Moncton, la Banque canadienne de commerce et la Métropolitaine, Compagnie d'assurance-vie.

L’immeuble Higgins a été déclaré bien patrimonial par le règlement sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face à l'immeuble Higgins, continuez en direction ouest ou vers la gauche. Arrêtez-vous lorsque vous serez directement de l'autre côté du 713, rue Main, à l'angle des rues Main et Alma.

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Édifice de la Banque Royale (713-721, rue Main)

Situé à l’angle nord-est des rues Main et Alma, l’édifice de la Banque Royale est un bâtiment néoroman imposant de trois étages en grès rose.

Commencé en 1898 et achevé en 1899, ce parfait exemple d’architecture commerciale de style néoroman a été d’abord construit en tant que succursale de la Merchants' Bank of Halifax. Il est devenu la succursale de la Banque Royale du Canada à Moncton lorsque la Merchants' Bank a changé de nom en 1901. Il est demeuré une succursale de la Banque Royale du Canada jusqu’en 1986.

Le bâtiment fut conçu par J. C. Dumaresq, notable architecte d’Halifax qui a également conçu de telles structures emblématiques comme l’Assemblée législative à Fredericton. Les entrepreneurs James Reid & Son ont utilisé le grès rose qui fut tiré de la carrière de Sackville située à proximité, dont il porte encore quelques-unes des marques d’outil d’origine. L’orientation des coins de l’entrée principale de la banque est caractéristique du style banque marchande de l’époque, qui tirait parti de l’achalandage de la clientèle des deux rues faisant intersection, plutôt qu’une seule. Un prolongement de l’édifice du côté nord effectué par Ambrose Wheeler en 1929 reprend les principaux éléments de la structure d’origine.

Outre les importants occupants de la finance, les étages supérieurs de la Banque Royale ont accueilli différentes entreprises locales d’importance, notamment les illustres cabinets d’avocats de l’ancien maire de Moncton, E. A. Reilly et ceux de R. W. Hewson, qui ont occupé ces lieux pendant environ 65 ans. Également, des organismes tels que les francs-maçons et l’Independent Order of Odd Fellows ont occupé les étages supérieurs.

L’édifice de la Banque Royale a été déclaré bien patrimonial par le règlement sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face à l'édifice de la Banque Royale, continuez en direction ouest ou vers la gauche. Arrêtez-vous devant le 828, rue Main, situé de l'autre côté de l'intersection des rues Main et Westmorland. Le bâtiment situé de l'autre côté de la rue, aux 795-797, rue Main, est votre prochain site.

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Bâtiment Caledonia (795-797, rue Main)

En 1892, W. H. Faulkner, un propriétaire prospère d'un magasin de vêtements pour homme, a dévoilé son projet de construire ce grand bâtiment moderne sur le côté nord de la rue Main. Son intention était de se débarrasser de ce qu'il considérait être l'image « rurale » de la ville. À l'origine, ce bâtiment en pierre et en brique rouge était coiffé d'un toit plat. Toutefois, entre 1905 et 1910, le toit à double pente actuel a été ajouté. Le bardage actuel recouvre la maçonnerie en pierre d'origine de la façade principale.

Lorsqu'en 1905, J. D. Creaghan, un important propriétaire d'un magasin de vêtements, a voulu donner de l'expansion à son entreprise à Moncton, il a acheté le bâtiment Caledonia ainsi que l'ensemble de ses articles. Les rénovations d'envergure qui ont été apportées au bâtiment au cours des premières années d'occupation par le magasin Creaghan's ont grandement contribué à l'aspect de la rue Main. Le magasin Creaghan’s a occupé le bâtiment Caledonia jusqu'en 1990. En raison de sa longue association avec l'emplacement, ce bâtiment est également connu comme le bâtiment Creaghan.

Le bâtiment Caledonia a été désigné comme propriété historique en vertu de l'arrêté concernant la sauvegarde du patrimoine de la ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face au bâtiment Caledonia, continuez en direction ouest ou vers la gauche. Arrêtez-vous devant le 844, rue Main. Les deux prochains sites se trouvent directement de l'autre côté de la rue Main.

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Immeuble Empire (801-805, rue Main)

Situé à l’angle de la rue Main et du parc Oak, l’immeuble Empire est un édifice commercial de trois étages de style à l’italienne en grès rose construit en 1916.

Cet édifice fut construit pour le propriétaire commerçant prolifique Lester H. Higgins. Conçue par H. H. Mott de Saint John et construite par les entrepreneurs de construction Amos Govang (anglicisme de « Gauvin ») et Docity LeBlanc, cette structure était considérée à l’époque comme étant l’édifice administratif et commercial par excellence de la région. M. Higgins a nommé ce bâtiment « Empire Block » en commémoration du Commonwealth britannique. Les autres propriétés qui portaient des noms relatifs au Commonwealth britannique incluent les immeubles Liberty, Imperial et Victoria. La date de construction et le nom de l’édifice sont bien visibles sous le parapet formé qui orne le toit.

Plusieurs propriétés de M. Higgins, comme l’immeuble Empire, ont été solidement construites et servent encore à des fins professionnelles, commerciales et résidentielles. Parmi les nombreux occupants de longue date de l’immeuble Empire, on note F. W. S. Colpitts & Co. Ce magasin de vêtements a occupé le rez-de-chaussée depuis les débuts et a fait partie intégrante de ces lieux jusqu’au déménagement en 1971.

L’immeuble Empire a été déclaré bien patrimonial par le règlement sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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Théâtre Capitol (811, rue Main)

 

Le théâtre Capitol est un auditorium de type opéra italien qui a été érigé en 1922, puis reconstruit en 1926 pour la production de vaudevilles et la projection de films. Le théâtre offrait un auditorium plus petit au deuxième étage à l’arrière, connu sous le nom de théâtre Empress. L’idée d’un seul foyer desservant deux théâtres était si unique qu’il a été présenté dans la série de journal « Ripley’s Believe It or Not ».

Le théâtre Capitol est le plus ancien théâtre de Moncton à avoir survécu, et un des trois seuls théâtres d’avant la Deuxième Guerre mondiale dans la province. C’est aussi, parmi les théâtres qui restent de cette époque, celui qui a été conçu par un architecte canadien, René-Arthur Fréchet. Il figure parmi seulement huit théâtres au Canada à être authentiquement et historiquement restauré dans son style des années 1920. Les restaurations pendant les années 1990 ont révélé les fresques, les dorures et les pochoirs d’Emmanuel Briffa, l’un des décorateurs de théâtre les plus en demande au Canada à l’époque.

M. Alexander R. Torrie et la famille Winters ont créé un lieu de divertissement pour attirer les tournées de certains des plus grands spectacles et troupes itinérantes de vaudeville. En 1929, le cinéma Capitol a présenté le tout premier film « parlant » à Moncton, The Donovan Affair. Alors que les grandes chaînes américaines s'appropriaient les cinémas d’Amérique du Nord, ce théâtre a lutté pour rester indépendant pendant la majeure partie de son existence.

Le théâtre Capitol occupe aussi une place d’importance particulière dans l’histoire de la lutte des incendies à Moncton. Une plaque dans le foyer rend hommage au seul pompier de Moncton qui a perdu la vie durant l’accomplissement de son devoir. A. H. Lindsay est décédé en tentant d’éteindre le brasier qui a consumé le théâtre Capitol et le théâtre Empress adjacent en 1926.

Le théâtre Capitol a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face au théâtre Capitol, continuez en direction ouest ou vers la gauche. Traversez l'intersection des rues Main et Robinson et arrêtez-vous à cet endroit. Cet angle des rues Main et Robinson est l'arrêt des deux prochains sites situés aux 839 et 831, rue Main.

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Immeuble Victoria (817-831, rue Main)

L’immeuble Victoria est une structure de deux étages en brique rouge d’inspiration italienne avec les parapets décorés et les devantures en bois. Il est situé à l’angle de la rue Main et la cour Robinson. Il était à l’origine une piste de patinage à roulettes construite en 1884 pour un groupe d’entreprises de Calais au Maine qui a constitué la « Moncton Roller Rink Company ». S. O. Sawyer, de Calais au Maine, était l’entrepreneur en chef et architecte de la structure d’origine. Il a eu recours aux services des entrepreneurs locaux Lea, Rogers et Scott pour différents aspects de construction. La conception d’origine en piste de patinage à roulettes transparaît encore dans les parapets décorés.

En 1916, le propriétaire commerçant prolifique Lester H. Higgins, a élargi le bâtiment afin d’accueillir des espaces commerciaux et des appartements. Il a aussi changé le bois de l’extérieur pour de la brique. Il a tôt été contraint de remodeler l’intérieur une seconde fois après les ravages d’un incendie dans les espaces commerciaux.

Keating’s Tobacco Shop occupe ce coin important depuis l’achat en 1930 de l’entreprise G. Cole Tobacco, qui occupait cet endroit depuis 1915.

L’immeuble Victoria a été déclaré bien patrimonial par le règlement sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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Édifice R. N. Wyse (937-839, rue Main)

 

L'édifice R. N. Wyse est un immeuble commercial de deux étages en brique rouge d’influence italienne datant du début du XXe siècle et situé à l’angle des rues Main et Robinson.

Il est un bon exemple d'architecture commerciale de style italien que se reflète dans les détails en pierre de la porte et des baies de fenêtre, dans les arches segmentées et en plein cintre, des motifs de briques en encorbellement sous la corniche et le plan global rectangulaire. Il a été conçu par l’architecte W. C. Barnes de Moncton et a été achevé en 1909 par l'entreprise locale Builders’ Woodworking Co. Ltd. L'édifice a été construit pour Robert N. Wyse, un homme d’affaires important dans la vente d'articles de mercerie à Moncton. Les entreprises situées du côté est du bâtiment rehaussent l’environnement commercial de la cour Robinson.

L'édifice R. N. Wyse a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face à l'édifice R. N. Wyse, continuez en direction ouest ou vers la gauche. Arrêtez-vous avant de traverser l'intersection des rues Main et Foundry. Vous y verrez les trois prochains sites.

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Subway Block (885-889, rue Main)

Le Subway Block, situé sur le côté nord de la rue Main, juste à l’est du viaduc, est un édifice commercial de trois étages d’inspiration classique présentant une façade avant en brique.

Le Subway Block actuel a remplacé une structure de bois quand il fut bâti en 1917 pour le propriétaire George V. Steeves. Une deuxième partie a été achevée en 1918. Le but était d’offrir une vue plus esthétique et plus moderne aux voyageurs du train qui passaient sur le nouveau viaduc ferroviaire érigé quelques années avant. Parmi les détails les plus uniques de cet édifice est le plan polygonal dont la forme a été dictée par l’intersection du chemin de fer et de la rue Main.

La devanture classique retient toujours des éléments d’origine, tels que le briquetage au niveau de la corniche.

Le Subway Block a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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Édifice Flat Iron (897-899, rue Main)

L’édifice Flat Iron est situé du côté nord de la rue Main, près du viaduc connu sous le nom de « Subway ». Il est un bâtiment commercial avec la façade avant en brique.

L’édifice Flat Iron est de conception semblable à la structure de bois datant d’avant 1888 qu’il a remplacée en 1917. Le propriétaire, J. D. LeBlanc, y a exploité une entreprise de fabrication de vêtements pendant de nombreuses années. Il s’agissait de concevoir et d’offrir une vue plus esthétique et plus moderne aux passagers du train qui circulaient sur le viaduc ferroviaire tout nouvellement érigé. Le plan unique de l’édifice a été créé par l’intersection du passage à niveau et la rue Main.

L’édifice Flat Iron a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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Le viaduc (rue Main à la hauteur de la rue Archibald)

Le viaduc ferroviaire en béton achevé en 1915 a été construit pour éliminer un passage à niveau à voies multiples dangereux qui était la cause de nombreux accidents, voire de certains décès. Même si le directeur général des Canadian Government Railways, G. P. Glutelius, et certains citoyens préoccupés, tels que le capitaine Masters, se sont battus pour que le viaduc soit construit, la décision finale n'a été prise qu'après le premier plébiscite de Moncton. Les votants ont opté pour le viaduc.

Au moment de la construction, la hauteur de la structure était appropriée à la circulation des véhicules, y compris un réseau ferroviaire électrique. Aujourd'hui, les camions de transport plus gros et les camions à flèche ne manquent pas d'y rester pris au moins une fois par année. Pour les libérer, il faut habituellement dégonfler leurs pneus!

Étant un centre ferroviaire pour les Maritimes, Moncton a tenu des célébrations annuelles dans le cadre de l'événement Journées du Chemin de fer. Des étudiants étaient alors sélectionnés pour peindre des murales sur les parois intérieures de la structure, alors que la rue Main était en grande partie fermée à la circulation automobile pour la tenue des activités de ce festival. Des années 1970 à celles de 1980, le viaduc était peint tout en rose! Encore aujourd'hui, cette structure marque les anciens jours de gloire de l'industrie ferroviaire à Moncton.

* Pour votre sécurité, veuillez revenir à l'intersection des rues Main et Lutz. Vous voudrez vous rendre à l'angle diagonalement opposé de l'intersection, pour ensuite traverser les rues Lutz et Main. En vous déplaçant vers l'est sur la rue Main, dans la direction opposée au viaduc, arrêtez-vous devant le 859, rue Main. Votre prochain site se trouve directement de l'autre côté, au 886, rue Main.

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Le 880-886 ½, rue Main

Le bâtiment situé au 880-886½, rue Main est une structure commerciale en bois de deux étages et demi de la fin du XIXe siècle. Il est un exemple durable de l’architecture vernaculaire commerciale de style néoclassique de ce siècle à Moncton.

Depuis sa construction en 1882 pour le funérarium A. A. Tuttle, connu plus tard sous le nom de Tuttle Bros. Limited, l'architecture générale a très peu changé. Le revêtement à clins, le toit à pignon faisant face à la rue et le plan des cloisons à la devanture reflètent des éléments traditionnels des bâtiments commerciaux en bois de la rue Main à cette époque. Flanqué par des édifices plus modernes, ce bijou en bois a toujours de l’isolation en algues dans certaines des zones arrière de l’entrepôt, une pratique de construction perdue de vue depuis longtemps dans la région.

Le salon funéraire de Tuttle Bros. est un rejeton de l'entreprise de portes et de châssis d'A. A. Tuttle. Il s'est maintenu comme chef de file en son domaine dans les Maritimes et est reconnu comme étant la plus vieille entreprise familiale encore en exploitation à Moncton. Il faut également signaler un certain nombre d'occupants subséquents du bâtiment. Peu de temps après le départ de la famille Tuttle au début des années 1920, l'épicerie Harry Hans s'y est installée et y est restée pendant plusieurs décennies. Par ailleurs, Harry Kirsh exploita son magasin de vêtements dans une section de l'édifice pendant plus de 30 ans. M. Kirsh, un immigrant lithuanien, fut également l'un des membres fondateurs de la seule congrégation juive de Moncton, la synagogue Tiferes Israel.

* Lorsque vous faites face au 886, rue Main, continuez en direction est ou vers la gauche. Arrêtez-vous lorsque vous serez devant la cour Robinson, qui est adjacente au magasin Keating’s Tobacco, au 831, rue Main. Remontez un peu la cour Robinson, jusqu'à ce que vous soyez devant votre prochain arrêt, au 196, rue Robinson.

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L’édifice Minto (196, cour Robinson)

L’édifice Minto, également connu sous le nom de Minto Hotel Sample Rooms, est un immeuble commercial de trois étages en brique du début du XXe siècle. Il est situé du côté ouest de la cour Robinson et a été construit sur le site d’une ancienne structure de bois rasée par les flammes en 1922. Ce bâtiment de style néogrec fut érigé par Ambrose Wheeler pour le propriétaire Carl Doull. Remarquez les épais linteaux rectangulaires au-dessus des fenêtres et les chaînes d’angle en brique aux coins de l’immeuble, tous signifiant l’influence de la conception classique.

La structure est l’un des rares exemples de chambres-salles d’exposition qui permettaient aux représentants commerciaux itinérants de présenter leurs marchandises. Ces chambres-salles particulières étaient associées à l’Hôtel Minto, situé à proximité sur la rue Main. Le rez-de-chaussée, avec son plan de devanture commerciale, a abrité la quincaillerie de M. Doull.

Pendant les années 1920 lorsque la Loi Scott était en vigueur, M. Doull a été reconnu coupable de pratiquer la contrebande de rhum à partir de cet emplacement. Les autorités ont découvert un faux mur de fondation au sous-sol qui dissimulait une réserve d'alcool. Ce mur, cette pièce ainsi que le trou pratiqué dans le mur par les policiers lors de la descente existent toujours. Cet édifice a abrité des chambres-salles d’exposition jusque vers 1940.

L’édifice Minto a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Retournez à la rue Main et allez vers la gauche. Arrêtez-vous devant le théâtre Capitol, au 811, rue Main. Votre prochain site se trouve directement de l'autre côté, au 844, rue Main.

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L’immeuble Albion (844-852, rue Main)

L’immeuble Albion, construit en 1892, est un bâtiment commercial de trois étages en brique rouge d’influence italienne avec la façade principale en pierre de taille pâle. Il est situé à mi-chemin des rues Robinson et Westmorland, du côté sud de la rue Main.

Très peu d’éléments extérieurs d’origine ont été enlevés ou modifiés de la structure conçue par H. H. Mott de Saint John et construite par l’entrepreneur J. F. Teed de Dorchester. La façade principale en pierre de taille, le parapet et l’entablement décorés et les ouvertures des fenêtres en pierre adoucie sont typiques du style à l’italienne. Même s’il s’agit d’une des plus vieilles structures de la rue Main aujourd’hui, sa conception et sa construction solides en ont fait un lieu commercial et résidentiel qui demeure fonctionnel.

L’édifice a été construit pour J. & S. Winter, négociants en charbon de Terre-Neuve, qui tenaient à disposer d’un édifice de première classe pour mener leur entreprise. De la fin des années 1890 jusqu’en 1945, Mlle Hattie Tweedie a tenu une populaire librairie-papeterie au rez-de-chaussée. Mlle Tweedie a également été un membre influent du conseil scolaire pendant 47 ans.

L’immeuble Albion a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face à l'immeuble Albion, continuez en direction est ou vers la gauche. Arrêtez-vous devant le 797, rue Main. Votre prochain site se trouve directement de l'autre côté, au 828, rue Main.

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L’édifice Transcript (828, rue Main)

L’édifice Transcript est un bâtiment de deux étages en brique d’influence italienne avec une dominante tour couronnée de trois étages. Il est situé à l’angle sud-ouest des rues Main et Robinson.

En 1897, John T. Hawke, propriétaire et rédacteur en chef de journal, a acheté le terrain et y a construit l’ancien bâtiment en bois du Transcript. En 1900, il a construit cette belle structure en brique, dont l’entrée pratiquée à l’angle des rues représentait une esthétique commerciale populaire à l’époque. Les fondations en pierre surélevées, la tour élaborée et les détails élégants en arc de la porte et des fenêtres rehaussent encore le paysage urbain global.

Bien que le Moncton Transcript ne soit pas le premier quotidien de Moncton, il a offert une nouvelle source d’information et des opinions éditoriales différentes. Parmi les rédacteurs en chef du Moncton Transcript, John T. Hawke était le plus coloré. Il est dit qu’il apparait parfois sur le balcon de la tour pour s’adresser directement au public, généralement dans l’opposition de la ligne éditoriale du journal rival, le Moncton Times. Le Moncton Transcript et, plus tard, le Moncton Times and Transcript, ont publié à partir de cet endroit jusqu’en 1960, date du déménagement des bureaux du journal.

L’édifice Transcript a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Continuez en direction est ou vers la gauche lorsque vous faites face à l'édifice Transcript, à l'intersection des rues Main et Church. Traversez la rue Church et tournez à gauche. Remontez la rue Church en direction nord jusqu'à ce que vous soyez directement en face de St. James’ Gate, au 14, rue Church. Vous y verrez les deux prochains sites.

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14, rue Church

L’édifice situé au 14, rue Church est un bâtiment commercial de trois étages en brique rouge surmonté d’un parapet à pignon sur la façade avant. Il est situé du côté ouest de la rue Church, juste au nord de la rue Main.

Le style Art Deco des années 1930 est suggéré dans la volumétrie rectangulaire et dans les détails d’inspiration géométrique. La conception extérieure rappelle la Citadelle de l’Armée du Salut qui est adjacente et qui avait été érigée seulement quelques années plus tôt. 

Lorsque le premier commerce à occuper le bâtiment, la blanchisserie Globe Laundry, a été vendu par Vail Bros en 1898, on remplaça cette dernière par des installations plus vastes. Toujours exploitée sous le nom de Globe Laundry en 1928, la Star Laundry Company Limited fut cédée à la société J. D. Creaghan Company Limited. Peu de temps après, la structure en bois a été portée à sa taille actuelle et on a ajouté le recouvrement extérieur en brique. Nouvellement rénové, cet édifice commercial pouvait dorénavant recevoir des locataires comme le dentiste Lea Allanach, l’ophtalmologiste W. A. Pullin, et son occupant le plus réputé, l’entreprise Moyers School Supplies Ltd.

Le 14, rue Church a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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Citadelle de l’Armée du Salut (16, rue Church)

La Citadelle de l'Armée du Salut est située du côté ouest de la rue Church, juste au nord de la rue Main. Elle est une structure commerciale de deux étages en brique rouge. Bien que la conception globale de ce bâtiment suggère l’inspiration des styles Art Deco et Art Moderne, il présente de nombreux détails que l'on trouve traditionnellement sur les Citadelles de l'Armée du Salut partout dans le monde, notamment les parapets et l'utilisation de la brique.

En 1898, les bâtiments scolaires situés sur les terrains de l'école Centrale furent vendus aux enchères. Monsieur L. W. McAnn acheta un des petits bâtiments qui avaient été construits au cours des années 1880 et le déménagea du secteur des rues St. George et Alma à son emplacement actuel, sur la rue Church. Au cours du déménagement, M. McAnn le vendit à l'Armée du Salut qui s'en servit comme caserne. La croissance de l'organisme amena les responsables à considérer ce bâtiment et une autre structure inadéquats. En 1926, un comité de construction amassa les fonds et retint les services de la Parsons-Ed Company pour effectuer les travaux. Cette nouvelle structure incorporait le bâtiment existant. Au lieu de cacher complètement la caserne existante de l'Armée du Salut de style néocolonial, un grand nombre de caractéristiques d’origine sont encore visibles à l’arrière de la citadelle.

Établie dans cette ville en 1885, l'Armée du Salut contribue au bien-être, à la vie sociale et spirituelle et à l'esprit caritatif de Moncton depuis presque le début de cette ville.

La Citadelle de l'Armée du Salut a été déclarée bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face à la Citadelle de l'Armée du Salut, tournez à droite ou en direction nord, et remontez la rue Church, en vous arrêtant à l'intersection des rues Church et Queen (là où il n'y a aucune église!) Vous y verrez les trois prochains sites.

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L’église unie Central United (150, rue Queen)

L’église unie Central United est une structure à vocation religieuse rectangulaire en grès de style néogothique à toit fortement pentu et flanquée d’un clocher carré. Située à l’angle sud-ouest des rues Church et Queen, cette église a été construite en 1916 sur le même site de l’ancienne église méthodiste qui fut détruite par les flammes en 1914.

L’architecte renommé Andrew Cobb de Halifax et l’entrepreneur James Reid & Son de Moncton, sous la direction du révérend H. A. Goodwin et d’un comité regroupant plusieurs hommes d’affaires importants de la ville, ont commencé la construction en 1915 pour la compléter en 1916. Afin d’aider la congrégation à reconstruire l’église, le révérend Edward Savage de l’église catholique romaine de St. Bernard a fait un don de grès provenant de sa carrière située à Notre-Dame. La structure contient un sanctuaire en croix grecque, un auditorium et des classes, ainsi qu’un clocher carré. Malgré plusieurs petits incendies, le plafond à arches voûtées, les coffrages, les boiseries moulurées et les bancs sont d’origine.

Anciennement l’église Central Methodist, la nouvelle église unie Central United a été la première église protestante organisée dans la ville de Moncton en 1847. L’église et son ancien presbytère impressionnant adjacent continueront à servir les citoyens de Moncton dans le cadre du Centre communautaire de la paix, un centre pour les organismes sans but lucratif à Moncton.

L’église unie Central United a été déclarée bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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Première église baptiste unie de Moncton (50, rue Church)

La première église baptiste unie de Moncton est située à l’angle nord-ouest des rues Church et Queen. Elle est une église en grès brun de style néogothique du début du XXe siècle.

La nuit de l’incendie qui a détruit l’église en bois originale en 1913, un comité de reconstruction fut créé et la nouvelle église en pierre fut achevée en 1915. Le comité avait engagé les services de l’architecte C. B. Chapell de l’Île-du-Prince-Édouard et de l’entreprise James Reid & Son de Moncton. Leurs efforts combinés se concrétisèrent par un édifice en grès brun qui est toujours un des meilleurs exemples d'architecture néogothique à Moncton. Le design intérieur comprend plusieurs styles de piliers, des plafonds à caissons avec lattes et de nombreuses boiseries. Le joyau du chœur est l’orgue-coffre à tuyaux Casavant doté de panneaux.

Les premiers dons reçus après l’incendie de 1913 ne parvinrent pas uniquement de la communauté baptiste. L’esprit de communauté était particulièrement présent lors de l’inauguration de la nouvelle église en pierre. Lorsque George O. Spencer, président du conseil d’administration, accepta le bâtiment au nom de la congrégation, il déclara que l’église était « ouverte à tous ». La première église baptiste unie de Moncton a été organisée par le révérend Joseph Crandall en 1828 et elle continue à répondre aux besoins religieux et communautaires de Moncton aujourd’hui. Cette congrégation a eu une église sur ce site depuis 1857.

La première église baptiste unie de Moncton a été déclarée bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la Ville de Moncton.

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Église anglicane St. George’s (51, rue Church)

L’église anglicane St. George’s est une église en grès cruciforme de style néogothique située à l’angle nord-est des rues Church et Queen.

Ce bel exemple d’architecture religieuse néogothique bien conservée avec un grand clocher carré au coin sud-ouest a été érigé au même emplacement que deux anciennes églises. Quand les plans pour la construction ont commencé en 1932, l’archidiacre J. J. Alexander et la congrégation ont retenu les services de C. A. Fowler de Halifax à titre d’architecte et d’Ambrose Wheeler de Moncton en tant que constructeur. Achevée en 1935, l’église était la troisième structure religieuse en pierre à être érigée à l’angle des rues Church et Queen. Lorsqu’on la considère avec les deux autres églises en pierre à cette intersection, l’église anglicane St. George’s fait partie intégrale de l’un des secteurs les plus importants sur le plan architectural à Moncton.

La congrégation de l’église anglicane St. George’s a tenu son premier service en 1852. La deuxième église érigée sur le site a été démolie pour faire place à la structure en pierre actuelle. À l’exception du Temple libre, la deuxième église était le plus ancien lieu de culte de Moncton.

L’église anglicane St. George’s a été déclarée bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la Ville de Moncton.

* Lorsque vous faites face à l'église anglicane St. George’s, tournez à droite ou en direction est, et continuez à marcher sur la rue Queen, jusqu'à l'angle des rues Queen et Alma. De l'autre côté de la rue Queen se trouve votre prochain site, le temple maçonnique.

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Temple maçonnique (115, rue Queen)

Le temple maçonnique est une structure néoclassique de deux étages en brique rouge à garniture de grès. Il est situé à l’angle nord-ouest des rues Queen et Victoria.

L’architecte J. W. Frazer et l’entrepreneur Ambrose Wheeler ont utilisé des éléments d’inspiration grecque pour créer une structure bien définie et géométriquement imposante digne des Maçons. L’intérieur de la loge respecte fidèlement la disposition, le design et la décoration traditionnels dictés par les Maçons.

Les Maçons, qui ont obtenu la dispense du Grand Maître provincial Alexander Keith en 1853, constituent l’organisation fraternelle la plus ancienne de Moncton. Lors de la fusion des loges Keith et Tweedie en 1921 pour former la société Moncton Masonic Temple Limited, une nouvelle structure a été conçue pour accueillir le nombre croissant de membres. Les travaux de construction ont pris fin en 1924 sous la surveillance du surintendant Duncan Jonah. En 1940, un étage a été ajouté dans les travaux de restauration qui ont suivi un incendie. Le temple a servi aux membres locaux de l’Ordre maçonnique jusqu’à aujourd’hui. Un nombre incalculable d’hommes d’affaires et de politiciens ont été membres des loges maçonniques de Moncton au cours des 150 dernières années.

Le temple maçonnique a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Restez à l'angle des rues Queen et Alma et levez les yeux... très haut – vous verrez votre prochain site, la tour Aliant.

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Tour Aliant (à l’angle des rues Botsford et Queen)

La tour Aliant est l’élément le plus dominant de la ligne d’horizon de Moncton. Autrefois appelée la tour NBTel et la « Talking Tower », elle consiste en un pylône d'antenne micro-ondes en béton armé de 127 mètres de hauteur.

Au moment de son érection en 1971, la tour Aliant était la plus haute structure de communication par micro-ondes de son genre en Amérique du Nord. Elle reste la construction la plus haute de Moncton, dépassant de 46 mètres la Place l'Assomption qui se trouve à proximité et qui est l'immeuble à bureaux le plus haut de la province. Le coulage ininterrompu du béton a permis de réaliser un record et de monter la tour en 16 jours au rythme de 6,7 mètres par jour. Elle a été dessinée par John Maryon International Limited de Toronto et réalisée par Dineen Construction Limited de Toronto. Plus tard, une deuxième enveloppe de béton a été nécessaire pour assurer la stabilité de la structure.

L’emplacement de la tour à l’angle des rues Botsford et Queen est important. Il s’agit de l’ancien site du premier central téléphonique de Moncton, qui a été mis sur pied par George C. Peters en 1883. En bâtissant sa tour avant-gardiste à Moncton, NBTel faisait le pari que la croissance provinciale serait centralisée dans cette ville.

* Traversez la rue Alma et continuez en direction est sur la rue Queen. À l'intersection des rues Queen et Botsford, traversez la rue Queen de façon à vous placer à l'angle nord-ouest de l'intersection. Le prochain site se trouve directement de l'autre côté de la rue Botsford.

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Presbytère St. Bernard (43, rue Botsford)

Le presbytère St. Bernard est un presbytère en pierre de taille du style néogothique normand situé à l’angle nord-est des rues Botsford et Queen.

Il a été érigé entre 1914 et 1915 par l’architecte renommé René-Arthur Fréchet et l’entrepreneur T. D. LeBlanc. Cette résidence en pierre de deux étages comprend une structure principale de plan carré et une tour crénelée à l’angle sud-ouest. L’intérieur du presbytère contient de nombreux éléments d’origine. En 1962, les architectes LeBlanc, Gaudet, Roy et Siennes et l’entrepreneur de construction Thaddée Bourque & Son ont modernisé le presbytère et effectué des changements nécessaires au sanctuaire de l’église avoisinante en tenant compte des prescriptions du concile Vatican II.

Le presbytère St. Bernard a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Remontez la rue Botsford en direction nord jusqu'à ce que vous soyez directement en face de votre prochain site, l'église St. Bernard.

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Église St. Bernard (43, rue Botsford)

L’église St. Bernard est une église catholique de style néogothique située du côté est de la rue Botsford, juste au nord de la rue Queen.

L’église St. Bernard un exemple important d’architecture néogothique. Construite entre 1887 et 1891, elle fut la première église en maçonnerie construite à Moncton. Elle continue aujourd’hui à servir la paroisse de St. Bernard, la première paroisse catholique de Moncton.

L’architecte George Fairweather et l’entrepreneur Angus B. LeBlanc ont érigé cette magnifique structure néogothique en pierre de taille pour le premier pasteur, le père Henry A. Meahan. Presque toutes les ouvertures sont en arc gothique et l’utilisation concentrée de réseau en lobe est évidente, conformément à l’architecture néogothique. Les éléments verticaux, tels le clocher et la flèche, contribuent à rompre le plan rectangulaire de la structure d’ensemble.

L’église St. Bernard a été déclarée bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la Ville de Moncton.

* Directement derrière vous se trouve votre prochain site, au 62, rue Botsford.

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Maison Rand (62, rue Botsford)

La maison Rand est une résidence de deux étages d’influence italienne du milieu du XIXe siècle. Elle est située du côté ouest de la rue Botsford, juste au nord de la rue Queen et de l’autre côté de l’église catholique St. Bernard.

Le style à l’italienne de la maison Rand, qui a été construite vers 1858 sur un terrain acquis de Bliss Botsford pour l’homme d’affaires John Fawcett et sa femme Mary, est un éloignement frappant d’une bonne partie de l’architecture de Moncton. Les arches de la véranda, le toit en croupe tronqué et les larges avant-toits à consoles sont des éléments clés de ce style.

James McAllister, second occupant qui a acheté la maison en 1864, s’est fait remarquer dans le monde des affaires par son association avec Oliver Jones et la banque de Westmorland. Il s’est plus tard engagé dans des projets tels que la construction du réservoir d’Irishtown et celle de l’église presbytérienne Saint John's, et il a été président de la commission scolaire et premier trésorier du YMCA. Son épouse Margaret s’est démarquée en tant que membre de bonne réputation d’un cercle de femmes chrétiennes pour la tempérance.

La résidence a ensuite été celle d’Ivan C. Rand, avocat de Moncton et plus tard juge, procureur général du parti libéral du Nouveau-Brunswick et juge à la Cour suprême du Canada. Son apport le plus remarquable a été celui d’être arbitre du gouvernement fédéral auprès de la Société de chemin de fer Canadien national. On lui doit une solution qui allait être connue sous le nom de « formule Rand ». Cette formule, que les syndicats utilisent encore de nos jours, est un compromis où les employés paient la cotisation syndicale sans être contraints de se joindre au syndicat.

La maison Rand a été déclarée bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la Ville de Moncton.

* Retournez à l'angle des rues Botsford et Queen. Traversez prudemment la rue Queen, puis la rue Botsford. Lorsque vous vous trouverez devant la boutique La Mine d’Or, au 41, rue Botsford, marchez en direction sud sur la rue Botsford, vers la rue Main. Arrêtez lorsque vous serez directement de l'autre côté du 18, rue Botsford, votre prochain site.

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L’édifice Times (18, rue Botsford)

L’édifice Times est une structure rectangulaire de trois étages de style à l’italienne située juste au nord de la rue Main, du côté ouest de la rue Botsford.

Cette structure de 1902, conçue par l’architecte H. H. Mott de Saint John et érigée par l’entrepreneur de construction G. O. Dunham, a conservé bon nombre d’éléments caractéristiques du style à l’italienne tels que le plan rectangulaire, les ouvertures de porte et de fenêtre à arc en plein cintre de la façade et la large corniche. Bien que l’intérieur ait été refaçonné à plusieurs occasions, les piliers de soutien et les grandes solives d’origine ont été conservés. Le toit en forme de « V » unique et les agréments en grès bruts sont encore visibles à l’extérieur.

Une ancienne structure de bois avait été érigée sur le site en 1868 pour les fondateurs du journal Moncton Times, Thaddeus Stevens et Jim Brewster. Détruit dans un incendie et remplacé par le bâtiment actuel en brique en 1902, le bâtiment a continué d’héberger le Moncton Times, le Moncton Daily Times et la Times Printing Company jusqu’en 1945. À ce moment-là, le Moncton Times et son rival, le Moncton Transcript, ont été achetés par Moncton Publishers Ltd. Les deux journaux ont été fusionnés et sont publiés encore sous le nom de Moncton Times and Transcript.

L’édifice Times a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

* Continuez en direction sud ou vers la gauche lorsque vous faites face à l'édifice Times, et arrêtez-vous à l'angle des rues Botsford et Main. Vous y verrez les trois derniers sites. Vous êtes maintenant à l'angle sud-ouest de la cour de l'hôtel de ville, où vous avez commencé votre visite autoguidée.

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Édifice de la Banque provinciale (696-698, rue Main)

L’édifice de la Banque provinciale est un immeuble commercial de style Renaissance française en brique et en pierre de trois étages qui donne sur la rue Main. La Banque provinciale du Canada l’a commandé en 1909 pour en faire son siège social aux Maritimes. La banque a occupé ce bâtiment à partir de son ouverture en 1910 jusqu’en 1973. Elle fut la cinquième banque à s’installer à Moncton, ce qui prédisait la croissance économique et industrielle de la ville. L’architecte local René-Arthur Fréchet et l’entrepreneur Philip N. LeBlanc ont mis moins de six mois à réaliser la structure. Bien qu’une nouvelle façade recouvre maintenant l’arche en pierre de taille de Cocagne au rez-de-chaussée, la brique à appareillage romain des deuxième et troisième étages demeure l’exemple du style Renaissance française le plus notable à Moncton.

Lorsqu’elle a ouvert ses portes au public le 8 février 1910, la banque était la première institution commerciale de Moncton à avoir des employés, de l’affichage, des formulaires et de la papeterie entièrement bilingues. Cela témoignait d’une vision à long terme car, 92 ans plus tard, Moncton deviendrait la première ville officiellement bilingue du Canada.

L’édifice de la Banque provinciale a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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Édifice McSweeney (700, rue Main)

L’édifice McSweeney est une structure commerciale en brique et en pierre de trois étages de style à l’italienne érigée en 1901. À l'époque où cet édifice a été conçu par J. C. Dumaresq et construit par l'entrepreneur local T. D. LeBlanc, il fut le premier véritable magasin à rayons de Moncton. L’édifice a également été doté du premier ascenseur électrique de la région qui a attiré des visiteurs d’aussi loin que de l’Île-du-Prince-Édouard et de la Nouvelle-Écosse. Le sénateur Peter McSweeney avait participé à la mise sur pied de la campagne des étiquettes rouges et vertes. La campagne de rabais du jour était lancée aux moments de l’année où la marée permettait aux voyageurs d’arriver par bateau le matin et de rentrer le soir.

La façade avant de trois étages en pierre et en brique pressée Milton, avec des fenêtres à arche et détails de maçonnerie décoratifs, est presque entièrement d’origine. Même si l’édifice a été conçu en tant que magasin à rayons et à concept ouvert pour la Peter McSweeney Company, Ltd., les détails des bureaux gouvernementaux subséquents, des cours de justice et des installations qui ont occupé l’édifice des années 1930 aux années 1970 sont facilement visibles. Les colonnes d’origine en bois entre les étages supportent entièrement la structure, ce qui rend les murs intérieurs carrément décoratifs. Les pilastres classiques pleine hauteur et le parapet orné sur le toit rehaussent toujours l’esthétique globale du paysage urbain de la rue Main.

L’édifice McSweeney a été déclaré bien patrimonial en vertu de l’arrêté sur la conservation du patrimoine de la ville de Moncton.

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L'oeuvre murale du Jordi Bonet (720-730, rue Main)

L’œuvre murale du Jordi Bonet, également connue sous le nom de l’œuvre murale de Rubin’s Ltd., est un tableau abstrait réalisé en carreaux de céramique situé à l’extérieur de l’ancien magasin à rayons de Rubin’s Ltd. sur la rue Main. Cette œuvre couvre les étages supérieurs de la façade nord et d’une partie de la façade ouest du bâtiment.

L’œuvre murale avait été commandée en 1962 par les frères Rubin qui désiraient en orner la façade de leur magasin à rayons nouvellement rénové. Intitulée « Explosion », elle constitue la seule installation publique du célèbre artiste québécois, Jordi Bonet, dans la ville de Moncton et elle demeure l’une des plus grandes œuvres en son genre dans l'est du Canada. Né à Barcelone, en Espagne, Jordi Bonet a passé les 25 dernières années de sa vie au Québec avant d’être emporté par la leucémie en 1979, à l’âge de 47 ans. Ses œuvres murales faites de céramique, de ciment, de bronze et d'aluminium qui ont proliféré à travers la planète, ont attiré l'attention de ses contemporains, dont Salvador Dali. La plus grande partie de ses œuvres est dédiée à l'art sacré et liturgique, mais celle que l’on peut admirer à Moncton est l’une des réalisations séculaires de M. Bonet. Ayant perdu un bras à un jeune âge, M. Bonet a loué un entrepôt local pour élaborer et numéroter les tuiles sur le plancher. Les pièces ont été installées par les experts locaux de tuiles Corazza Terazzo Co. Ltd.

Depuis son dévoilement, cette œuvre constitue un élément essentiel du paysage urbain du centre-ville de Moncton.

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