En 2019, le Conseil municipal de Moncton s’est allié à des milliers d’administrations municipales en déclarant l’urgence climatique. En 2017, le réchauffement planétaire causé par les humains a atteint environ 1 °C de plus que les niveaux de l’ère préindustrielle. S’il continue de progresser au rythme actuel, le réchauffement planétaire sera probablement de 1,5 °C entre 2030 et 2052. Et si on ne réduit pas « rapidement et radicalement » les émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement planétaire devrait, selon les projections médianes, s’établir à 3,2 °C d’ici 2100.
Il est important de limiter à 1,5 °C le réchauffement planétaire afin d’éviter les répercussions les plus graves du changement climatique et les risques pour la société. Même si le réchauffement planétaire atteint 1,5 °C, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) nous apprend que le monde entier affrontera inévitablement de multiples dangers climatiques pour la santé, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, l’alimentation en eau, la sécurité humaine et la croissance économique.
Selon le GIEC, pour stabiliser la température planétaire, il faudra, d’ici 2030, abaisser d’environ 45 %, par rapport aux niveaux de 2010, les émissions nettes de dioxyde de carbone (CO2) causées par les humains et devenir « carboneutre » aux environs de 2050.