Parc Gérald Leblanc

Les grands espaces publics urbains édifient les collectivités. Ils s’intègrent dans le tissu urbain, embellissent les quartiers, offrent des coins de verdure bienfaiteurs, constituent des destinations et rehaussent la vitalité des centre‑villes.

Parcs et loisirs

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Park Gerald Leblanc

En 2016, deux professeurs de l’Université de Moncton (Benoît Doyon-Gosselin and Raoul Boudreau) ont proposé qu’un espace important du centre-ville soit nommé en honneur de Gérald Leblanc et de son œuvre littéraire. L’espace vert devant l’hôtel de ville a été désigné l’endroit idéal (avec l’accord de sa famille); le conseil municipal a approuvé les fonds nécessaires dans le budget d’immobilisations 2019 pour lancer ce projet.

Le parc a été inauguré en 2020. Il s’agit d’un espace vert au cœur du centre-ville de Moncton, lieu de rassemblement communautaire accessible, baptisé en l’honneur du regretté poète acadien Gérald Leblanc. 

Le poète acadien Gérald Leblanc est né à Bouctouche (Nouveau-Brunswick) le 25 septembre 1945 et mort en mai 2005, à Moncton, où il vivait et écrivait depuis 1971. Poète prolifique, romancier, anthologiste, Gérald Leblanc était également auteur de textes pour le théâtre et la radio, critique, et traducteur. Il était aussi parolier de chansons, entre autres pour le groupe folk rock 1755 et pour la chanteuse Marie-Jo Thério. Animateur de la scène culturelle acadienne, personnage phare de la culture acadienne moderne, urbaine et contestataire, Gérald Leblanc a participé à la fondation de l'Association des écrivains acadiens, de la revue Éloizes et enfin, des Éditions Perce-Neige qui, en 1980, se donnaient comme mission de faire connaître les voix actuelles de la littérature acadienne et dont il a été le directeur littéraire de 1991 à mars 2005.

À compter de 1981 Gérald Leblanc a publié plus d'une dizaine de recueils de poésie dont Comme un otage au quotidien (1981), Géographie de la nuit rouge (1984), Précis d'intensité (1985), Lieux transitoires (1986), L'Extrême frontière (1988), Les Matins habitables (1991), De la rue, la mémoire la musique (1993), Complaintes du continent (1993), Éloge du chiac (1995), Méditations sur le désir (en collaboration avec Guy Duguay) (1996), Je n'en connais pas la fin (1999), Le plus clair du temps (2001), et Géomancie (rééditions des trois premiers titres, 2003). Son premier roman Moncton mantra (1997) est paru en traduction anglaise aux éditions Guernica en 2001. En 1988 il publiait avec Claude Beausoleil, l'Anthologie de la poésie acadienne de 1948 à 1988.

Ses livres lui ont valu plusieurs prix dont le Prix Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire (1993) pour Complaintes du continent; le Prix littéraire Pascal Poirier du gouvernement du Nouveau Brunswick (1993) pour l'ensemble de son oeuvre; et le Prix littéraire de la Ville de Moncton pour L'Extrême frontière (1989).

Herménégilde Chiasson dit de lui qu'il a « reli[é] l'Acadie à l'Amérique et fai[t] entrer la modernité dans notre écriture, elle qui avait été si brutalement prise en otage par le folklore ». Il dit aussi de Gérald Leblanc qu'il est le « poète de la quotidienneté, de l'amour et autres chimères qui font du bien et qui laissent le corps en pâmoison ».
Serge Patrice Thibodeau parle de « [sa] présence au quotidien [qui] rejoint l'extase existentielle ».

Gérald Leblanc a collaboré à de nombreux périodiques au Canada et à l'étranger et il a été invité à faire des lectures de son oeuvre ou à prononcer des conférences sur la littérature acadienne dans plusieurs villes du Canada et des États-Unis, en France (Paris, LaRochelle, Caen, Grenoble, Lyon, Poitier, Lille); en Belgique (Bruxelles, Namur, Liège); en République du Congo (Kinshasa); au Mexique (Mexico City); en République tchèque (Prague); en Slovaquie ( Bratislava); et en Suisse (Délémont).

Source : Bibliothèque et Archives Canada